Connaissance de soi - Epanouissement - Authenticité - Evolution - Harmonie
L'ombre, ou même les ombres, ce sont les parts de nous que nous avons refoulés, niées, sous l'effet de conditionnements, de nos habitudes ou des attentes extérieures.
Avec mes outils, je te guide à remettre de la lumière sur ces ombres, pour te permettre de retrouver l'alignement avec qui tu es intimement.
C’est un chemin vers plus de clarté, d’authenticité et d’harmonie intérieure.
Un exemple pour illustrer
Une représentation très parlante, il me semble, serait le cas du gaucher contrarié. En tout cas, comme moi je me le représente, c'est assez explicite.
Je ne sais pas si c'est toujours le cas, mais quand j'étais enfant, il était encore très courant de contrarier les gauchers, dès la maternelle, c’est-à-dire de les empêcher d'utiliser la main gauche (leur main dominante), et de les contraindre à utiliser la main droite, notamment pour écrire ou dessiner ; bien souvent, on leur attachait la main gauche dans le dos, l'intention étant d'en faire des droitiers.
Cette méthode n'a pas eu l'effet escompté : ces enfants sont devenus pour la plupart des droitiers maladroits, le gaucher en eux existant toujours et cherchant à percer et à s'exprimer au grand jour, librement.
Je ne suis pas gauchère, je ne peux qu'imaginer à quel point cette mesure devait être douloureuse à de nombreux points de vue, avec certainement beaucoup de conséquences émotionnelles, psychologiques, et comportementales :
devoir réprimer et se faire réprimer sa nature intrinsèque, sans aucun ménagement d'ailleurs
souvent avec autorité, réprimandes et punitions à la clé
confiance en soi amoindrie puisque l'enfant n'a pas été accepté tel qu'il est, d'une part
et d'autre part, parce qu'il en est devenu maladroit : un cerveau gaucher ne manipule pas une main droite aussi efficacement, et il est possible que la main gauche manquant d'entraînement s'affaiblisse également
se sentir peut-être défectueux de nature
et, quand il n'y arrive pas, se sentir incapable
peut-être des douleurs physiques liées à cette posture déséquilibrée, la main dans le dos ?
Et puis, la main gauche réprimée s'évertue certainement à reprendre ses droits et continue à influencer les comportements de manière insidieuse...
Certains sont peut-être, par leurs efforts ou par chance, devenus ambidextres, ont su transcender cette pénible expérience, mais je vais arrêter là ma comparaison car mon propos ne concerne pas le gaucher mais la problématique d'être éloigné de qui on est vraiment, intrinsèquement.
La main gauche : le côté refoulé ; la main droite : le côté valorisé et pourtant inapproprié, ce qui génère des individus bancals, adaptés à la société ou à leur environnement peut-être, mais incomplets et éloignés de leur nature profonde qu'ils ne peuvent exprimer.
Certains aspects de nous-mêmes sont refoulés depuis l'enfance pour nous adapter à des contingences sociétales, parfois pour notre survie, mais persistent pourtant à essayer d'attirer l'attention afin de pouvoir se manifester librement.
Mon approche consiste à mettre au jour les parts de nous-mêmes que nous avons occultées au fil des ans, depuis notre plus tendre enfance.
Nous les avons occultées par conditionnement, par éducation, par religion, par loyauté familiale, pour ne pas être rejetés par notre société... Dans certains groupes, être rejeté équivaut à mourir...
On parle de transgénérationnel également, de secrets de famille...
La prise de conscience joue un rôle primordial dans le travail de mise en lumière de ces parts cachées. L'ombre ainsi révélée et portée à la conscience va suivre son chemin, enfin entendue et prise en compte, jusqu'à complète acceptation et intégration.
Quelques exemples pour bien comprendre
Un garçon ne pleure pas, une fille ne se met pas en colère... On apprend donc à nos garçons à s'endurcir, à ne pas exprimer leurs émotions surtout celles qui pourraient les faire pleurer, en tout cas à ne pas se montrer pleurant ; et à nos filles à ne pas exprimer leur colère, mais plutôt à la manifester sous forme de tristesse, par exemple, ça passe mieux...
Les garçons se doivent d'être forts et combatifs, compétiteurs, performants en sport et en affaires, gagnant beaucoup d'argent... ; les femmes, elles, se doivent d'être de bonnes épouses, qui s'occupent bien de leur mari, de leurs enfants, de leur maison, devant laisser de côté leurs rêves d'indépendance et de carrière (ce n'est plus tout à fait le cas de nos jours, dans nos sociétés "modernes", mais ça l'a été il n'y a pas si longtemps encore et il en reste des vestiges dans l'inconscient collectif : on s'attend toujours à ce que ça soit la femme qui, même travaillant, s'occupe des tâches ménagères et des enfants).
Quelques exemples pour bien comprendre
Une personne douée pour la musique, le théâtre, le chant ou la peinture, la poésie... "Artiste ?! ce n'est pas un métier ! tu seras banquier comme ton père !" ou médecin, ou avocat, ou tout autre "vrai" métier... Il n'y a pas de sot métier, mais quand même, si... Alors la personne réprime ses élans, étouffe son talent et, par loyauté familiale, suit la carrière toute tracée, dans laquelle elle s'étiole au fil des ans, jusqu'à ce que l'ombre ainsi refoulée, travaillant en arrière-fond, finisse par refaire surface, exigeant reconnaissance et acceptation sous peine de nous mener la vie dure au grand jour !
Cacher des talents pour être accepté, par peur du harcèlement, du rejet, pour éviter que d'autres se sentent inférieurs...
Ou parce qu'on n'en a tout simplement pas conscience : si on a entendu toute notre enfance qu'on est nul, bon à rien, trop bête, trop faible, comment se sentir doué, intelligent, performant, confiant, capable ? comment savoir qu'on l'est ?
Les ombres dont je parle se sont créées et ont été alimentées, principalement durant l'enfance, par des expériences que nous avons mal vécues, intentionnellement agressives ou peut-être juste mal interprétées, mal comprises ; douloureuses, traumatisantes, des violences, des critiques, des rejets... Des blessures que notre inconscient a enfouies, occultées, mais aussi des talents ou des qualités réprimés, pour nous permettre de pouvoir survivre, nous adapter, nous intégrer, à notre environnement... rester en vie, en souffrant le moins possible, mais rester en vie...
Mais refoulées ou occultées, elles existent toujours et réclament l'attention à laquelle elles ont droit ne serait-ce que par leur existence ; elles font partie de nous, ce sont des facettes de nous. Elles envoient des messages de plus en plus insistants qu'il devient de plus en plus difficile et douloureux d'ignorer.
En niant nos ombres, nous nions une partie de nous-mêmes, et nous évoluons donc dans notre quotidien de façon incomplète à qui nous sommes intrinsèquement, comme un puzzle à qui il manque des pièces. Les pièces sont là, dans la boîte, mais pas encore, ou plus, à leur place...
Nous évoluons en société derrière un masque social, lissé, adapté, qui dissimule à nos yeux ainsi qu'à ceux de notre entourage notre nature véritable, et nous sommes critiqués, rejetés, ou acceptés, aimés, selon ce masque et non selon qui nous sommes réellement.
Il est important d'avoir conscience que, tant qu'on lutte, on entretient, car c'est l'acceptation de ce qui nous dérange en nous qui nous permet le changement, c'est-à-dire la résolution de ce qui nous gêne vers qui nous sommes réellement.
Le travail sur nos ombres permet de mettre en lumière ces parts d'ombre refoulées, ombre lumineuse et ombre obscure, et de les réintégrer après les avoir apprivoisées, reconnues et acceptées.
Il convient d'abord de les débusquer, les observer et observer l'influence qu'elles ont sur notre quotidien alors qu'on les ignore et les rejette. Plus on lutte contre ses ombres, plus elles cherchent à se manifester, de façon parfois très violente, quitte à tout retourner sur leur passage :
Par exemple, le musicien à qui on impose d'être médecin ou banquier... A la quarantaine, après des années de frustration, il envoie tout valser, et s'en va jouer de la guitare ou du flutiau à son troupeau de chèvres, dans sa cabane de pierres, en autosuffisance, dans le Larzac !
Ou la mère de famille qui finit par planter sa vie de rêve : mari, 2 enfants (1 garçon, 1 fille), une maison avec jardin, un chien, un chat, son boulot de RH ou secrétaire de direction dans une grande boîte multinationale, les vacances à la mer en été, à la neige en hiver... pour s'installer à son compte comme coach ou naturopathe ou prof de yoga, en coloc avec une copine qui a suivi le même chemin, épuisée après 2 ou 3 burn-out.
Une image mieux que des mots
Un peu extrême, mais parfois ça donne cette impression... Notre monde s'écroule, on ne sait plus où on va, ce qu'on doit faire, si ça vaut le coup... Le ciel nous tombe sur la tête, les catastrophes s'enchaînent...
Les ombres ont gagné, elles ont tout fait voler en éclats... On pleure, et on reconstruit ? tout pareil ?
Ou on a enfin entendu le message et c'est nous qui terminons le travail en faisant voler en éclat tout ce qui était encore debout pour nous (re)mettre sur les bons rails de notre vie, telle qu'elle devrait être dans notre complétude et notre alignement à qui nous sommes.
Debrief...
Bien sûr qu'elle l'est ! mais à quel prix !?
Etouffer, nier, ses talents ou ses passions, par choix personnel ou par contrainte, ou vivre une vie dans laquelle on ne trouve pas ou plus de sens, crée des tensions intérieures qui, à la longue, peuvent engendrer des problèmes relationnels, des problèmes de santé, une insatisfaction, du stress, un dégoût de la vie, un manque de motivation, une lassitude, un sentiment d'inutilité ou de gaspillage, de perte de temps... L'ombre refoulée va ronger de l'intérieur ; elle va chercher à se frayer un chemin par tous les moyens possibles pour émerger et vivre au grand jour. Mais cela ne se fait pas sans heurts ainsi qu'on peut souvent le constater. Tout notre monde peut s'écrouler sans qu'on n'y puisse plus rien faire.
Parfois, l'ombre ne réussit pas à percer, mais elle nous aura bien gâché la vie ; et parfois elle y arrive et c'est un tsunami qui nous emporte et emporte tout ce qui fait notre quotidien sur son passage, nos habitudes, nos routines, nos repères...
Effectuer ce travail de mise en lumière et de réintégration de nos ombres, qu'elles soient sombres ou lumineuses, nous permet de réagir sans doute plus tôt que de se laisser porter par le cours de la vie. Cela nous évitera ainsi de nous retrouver dans une situation insoutenable qui ne pourra qu'exploser, occasionnant d'importants désagréments. Cette démarche introspective, régulière, nous permet de réorienter notre vie progressivement et de façon plus harmonieuse ; en conscience, alignée à qui nous sommes profondément, elle génère moins de souffrance et limite les impacts extrêmes d'un changement de vie radical.
On sait ce qu'on fait, on a pris la décision, et on chemine avec conviction et détermination sur notre chemin d'évolution et d'épanouissement. C'est un chemin qu'il est préférable de suivre accompagné, et autant que faire se peut, avec écoute, bienveillance et respect.
on se connaît de mieux en mieux, on est de plus en plus conscient de qui on est, de notre unicité
on se sent - et on est - de plus en plus complet
on est de plus en plus soi-même (on ne joue plus un rôle pour s'adapter ou être accepté)
on peut anticiper nos réactions et les adapter au contexte et à la situation,
et on acquiert donc une plus grande confiance en soi c'est-à-dire qu'on est moins anxieux, on appréhende moins l'inconnu
on agit et on se comporte aligné à qui on est
on est plus indulgent et compréhensif envers soi-même et envers les autres,
nos relations s’améliorent et sont plus profondes et authentiques car nous sommes nous-mêmes plus authentiques
on ne subit plus ces attaques d'ombre qui veulent être enfin reconnues, acceptées et intégrées
...
Il est à prendre en compte toutefois que c'est un travail de longue haleine. Les améliorations peuvent tarder à se manifester car l'évolution se fait dans le respect de notre rythme propre, pas nécessairement en douceur, mais dans la mesure de ce que nous sommes prêts, prêtes à intégrer.
Le travail avec les cartes va œuvrer en arrière-fond, en lien direct avec l'inconscient (c'est à dire la partie de nous dont on n'a pas conscience), en faisant appel à la notion d'archétypes (images universelles que l'inconscient comprend naturellement), aux souvenirs, aux expériences de vie, à la mémoire, aux interprétations...
C'est pourquoi il est important que les cartes soient illustrées mais possiblement dérangeant de leur connaître une interprétation définie, élaborée à partir de la psychologie de quelqu'un d'autre. Si les archétypes sont à peu près universels, tous les symboles n'ont pas le même sens pour tout le monde.
Mise en situation
Deux consultants tirent la même carte représentant une toupie :
Pour l'un, elle pourra représenter avec nostalgie une période d'enfance idyllique, choyée, heureuse...
L'enfant aura reçu une jolie toupie en cadeau pour son anniversaire et s'est amusé des heures durant à la faire tournoyer sur elle-même, le plus longtemps possible, admirant la danse des couleurs. Au goûter, sa mamie lui servait une grosse part de tarte aux pommes ou aux mirabelles, avec un verre de jus de raisin... dont il se régalait avant de retourner jouer avec sa jolie toupie.
Pour l'autre, cette image de toupie lui rappelle en mémoire un douloureux événement.
Lui aussi a reçu une toupie en cadeau d'anniversaire et s'est amusé à la faire tournoyer pendant des heures, le plus longtemps possible. Mais son petit-frère, intrigué, a voulu lui aussi jouer avec ce jouet fascinant... et il l'a cassé. Les parents, fâchés de voir le cadeau abîmé voire détruit, punissent l'enfant injustement (celui dont c'est l'anniversaire) sans chercher d'explication ; de toute façon, c'est lui le grand...
Il est probable que le premier s'endorme paisiblement ce soir-là, le sourire aux lèvres, en se remémorant ces doux souvenirs, réveillés durant sa séance ; pour celui-ci, il n'y a peut-être rien à ajouter sur ce point-là, juste à le laisser profiter sereinement.
***
... Et que le deuxième ait du mal à trouver le sommeil, faisant des sauts de carpe dans son lit sans pouvoir s’endormir, remué par une ancienne rancœur oubliée, ravivée durant sa séance...
Faut-il pour autant laisser cette rancœur aux oubliettes ?
Inconsciemment, à n'en pas douter, cette injustice continue son œuvre intérieurement... Le jour de son anniversaire, son cadeau est cassé, il est puni, et on n'a pas voulu l'écouter. De toute façon, c'est lui le grand, on ne l'écoute jamais...
Quelles ont été les conséquences ? L'impact sur sa vie, même adulte ?
Peut-être qu'il n'aime pas fêter son anniversaire ? Peut-être que sa relation avec son frère est compliquée et il ne sait même plus pourquoi ? Peut-être qu'il ne veut pas d'enfant ? ou seulement un ?
Un travail sur cette ombre révélée va lui permettre de comprendre certains de ses comportements, de ses principes, ses manies, ses réactions ; de revoir sa façon de considérer le monde et son environnement, son entourage, ses peurs, ses freins... et d'agir autrement à l'avenir, car il n'est plus l'enfant blessé.
Il n'est plus l'enfant blessé mais il l'a reconnu en lui, il l'a apaisé et intégré.
Extrait
Editions du Roseau, 2003, J'ai lu - Aventure secrète, p. 37 - traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Christian Feuillette
"L'ombre peut revêtir de très nombreux visages […] Notre côté sombre tient lieu d'entrepôt pour tous ces aspects inacceptables de notre personnalité, tout ce que nous feignons de ne pas être et tout ce dont nous avons honte. Ce sont les visages que nous ne voulons pas montrer aux autres, et ceux que nous ne voulons pas nous montrer à nous-mêmes.
Tout ce à quoi nous résistons, tout ce que nous détestons ou désavouons en nous, acquiert une vie autonome, et vient saper le sentiment de notre valeur."
Extrait
Editions du Roseau, 2003, J'ai lu - Aventure secrète, p. 161 - traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Christian Feuillette
"Si on ne s'occupe pas de le guérir, le passé en viendra à détruire notre vie. En lui sont ensevelis les cadeaux qui nous appartiennent en propre, notre créativité ainsi que nos talents. Lorsque ces éléments de nous-mêmes ne sont pas revendiqués, ils restent stagnants en nous : au lieu d'agir en harmonie avec le monde qui est le nôtre, ils nous servent d'arme pour l'agresser. Dans notre esprit, nous sommes révoltés contre le monde, nous voudrions le changer. Nous pensons que, si seulement le monde était différent, nous serions capables de réaliser nos rêves. En fait, c'est nous que nous devons changer. Nous sommes en colère contre nous-mêmes, parce que nous manquons de persévérance, parce que nous ne laissons pas sa place à la force divine qui est en nous, parce que nous nous refusons la permission de nous exprimer comme nous le désirons profondément. Dans notre esprit, nous sommes révoltés contre nos parents, parce qu'ils nous ont réprimés dans notre enfance. En réalité nous nous en voulons parce que nous perpétuons cette répression."
Livres, jeux...
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Livre "Apprivoiser son ombre : le côté mal aimé de soi" de Jean Monbourquette - Editions Novalis / Bayard
Livre "Dominer sa part d'ombre" de Lise Bartoli
Jeu "Les Cartes Lumières : Pour transformer nos parts d'ombre" de Lise Bartoli, illustratrice Lucie Yonnet - Editions Le Courrier du Livre
Livre "La part d'ombre du chercheur de lumière - se libérer du poids de son passé pour trouver le bonheur et la paix intérieure" de Debbie Ford - Editions du Roseau, 2003 J'ai lu - Aventure secrète, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Christian Feuillette - Titre original : "The dark side of the light chasers : reclaiming your power, creativity, brilliance, and dreams"